La Standard Chartered veut monétiser le crédit carbone au Gabon

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Standard Chartered Bank (SCB) veut financer le processus de monétisation des crédits de carbone au Gabon. Le sujet a fait l’objet de discussion le 30 août à Libreville, entre le Premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda, et le directeur général de Standard Chartered Bank, Lamin Kemba Manjang.

Le Gabon est un leader dans le crédit carbone et dans la préservation des forêts et la SCB souhaite soutenir le gouvernement en mettant en valeur ses richesses. « Nous souhaitons aussi accompagner le gouvernement dans son processus de monétisation et réaffirmer notre engagement pour le gouvernement non seulement en tant que banque, mais aussi en tant que partenaire », a déclaré le patron de Standard Chartered, Lamin Kemba Manjang.

Par ailleurs le premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda, a indiqué que le secteur financier est l’un des points forts de l’économie gabonaise. Le pays attire de nombreux acteurs en ce domaine. L’appui de cette banque internationale au projet de monétisation de crédits carbone devrait permettre à la fois de mieux protéger notre forêt et de mieux financer notre développement.

Notons que cette rencontre intervient en marge de la semaine africaine du climat où les Africains sont invités à travailler sur des solutions innovantes, concrètes et durables qui donneront aux nations du continent, les moyens de lutter avec succès contre les changements climatiques. Au sens des autorités, le Gabon étant le pays qui absorbe le plus de CO2 net au monde, il serait opportun pour les pays pollueurs d’investir dans les crédits carbone gabonais.

Rappelons que le pays séquestre annuellement l’équivalent de 140 mille tonnes de carbone, alors qu’il n’en émet que 35 mille. Soit une différence de plus de 100 mille tonnes de carbone, que le Gabon peut vendre sous forme de crédit carbone aux entreprises et aux pays qui en ont besoin. En juin 2021, le Gabon avait reçu 17 millions de dollars de compensation versée par l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale, soutenue par plusieurs gouvernements européens.

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